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Appui à la gouvernance locale : Renforcement des capacités des leaders d’opinion

Appui à la gouvernance locale : Renforcement des capacités des leaders d’opinion et animation des fora communautaires pour la promotion du budget participatif à Boghé.

L’ONG SOS-URGENCE a organisé mardi 24 avril un atelier de renforcement des capacités des leaders d’opinion et d’animateurs des fora communautaires pour la promotion du budget participatif et la bonne gouvernance dans la commune de Boghé.

L’atelier est organisé sur financement du National Endowment for Democracy (NED), une fondation privée à but non lucratif dédiée à la croissance et au renforcement des institutions démocratiques dans le monde.

Les travaux ont été déclarées ouverts par le Hakem de Boghé en présence du maire de la commune de Boghé et du Directeur du lycée technique de Boghé.

Dans son discours prononcé à l’occasion, M.Mohamed Mhmoud Ould Mohamed Lemine, Hakem de Boghé, s’est dit honoré et a salué l’initiative de SOS-Urgence. « La connaissance des budgets participatifs est importante. Nous sommes persuadés qu’au sortir de vos travaux, les bénéficiaires seront en mesure d’organiser et d’élaborer un budget participatif dont les mécanismes leurs auront été  té expliqués. » A-t-il déclaré.

Pour sa part, M. Dia hamady Hachimiou, maire de la commune de Boghé, s’est dit satisfait qu’un atelier sur le budget participatif soit organisé au profit des populations de la commune dont il a la direction. « Nous espérons tirer grand profit de ces travaux dont je suis sûr aideront nos concitoyens à mieux comprendre les enjeux de la participation à la prise en charge des besoins de leurs communautés. » A dit M. Dia.

Mrabih Ould Abdel Razak, directeur du lycée technique de Boghé, dont l’établissement a abrité l’atelier a souhaité la bienvenue aux organisateurs et aux participants et s’est dit fier et honoré d’accueillir un atelier aussi important sur une thématique d’intérêt général. « Je suis honoré de vous accueillir dans cet établissement et vous souhaite plein succès à vos travaux. » A dit M. Mrabih Ould Abdel Razak.

L’objectif de l’atelier qui a rassemblé plusieurs participants venus des localités relevant de la Moughtaa de Boghé et de sa commune était de mettre la lumière sur le sens du budget participatif, ses enjeux et la manière de le mettre en place.

Suivant une démarche pratique, le formateur M. Malal Samba Guissé, expert consultant en développement, a commencé par répartir les participants en cinq groupes de travail dont chacun a porté un nom représentatif de localité.

L’exercice consistait en un scénario où chaque groupe a simulé  une réunion où l’ordre du jour était de discuter des problèmes de la localité, d’évaluer les besoins en termes de coûts, de déterminer leur propre capacité financière à faire face aux difficultés exprimées et priorisées avant de solliciter d’autres aides et soutiens. « Cette démarche pratique nous permettra rapidement de découvrir que nous sommes dans la dynamique du budget participatif », a expliqué M. Malal Samba Guissé.

Dans les activités de groupes, les participants ont établi des scenarii que pourraient se présenter dans une localité selon  qu’elle est située dans un environnement aride, humide, enclavé ou selon qu’elle est exposée à des déficits pluviométriques ou sujets à des problèmes de santé, d’éducation et d’accès à d’autres infrastructures.

Les participants ont ainsi élaboré des fiches techniques rendant compte des besoins prioritaires, des coûts que ces besoins nécessitent et de leurs propres moyens disponibles. A la lumière des restitutions, les participants ont réalisé qu’ils ont mis en place un canevas de budget participatif. « Nous avons opté pour des cotisations périodiques  pour faire face aux besoins de notre groupe. » A dit Mariata Dia, participante et rapporteur de travail de groupe qui a expliqué : « Nous nous sommes rendus compte qu’à ce rythme, nous pourrons réussir à mettre en place un budget participatif consolidé. »

Le formateur a expliqué aux participants après la séance de restitution que ce qu’ils viennent de réaliser est le scénario typique pour la mise en place d’u budget participatif. En clair il s’agira, dira-t-il, de chercher les réponses aux questions fondamentales telles que : De quoi avons-nous besoin, qu’avons-nous pour avoir ce dont on a besoin, que nous reste-t-il pour cela, où trouver ce qu’il nous faut pour réaliser ces objectifs…

« Les parties prenantes d’un budget participatif sont entre autres les membres de la communauté ou des villages, les ONG, l’Etat ». A expliqué M. Guissé, qui a poursuivi que les ressources du budget participatif proviennent des taxes municipales, des contributions des partenaires, de lignes allouées par l’Etat ainsi que de ce que les populations consentent à mettre en place pour la prise en charge de leurs besoins.

« Si nous avions cette information, nous ne nous opposerions jamais aux collecteurs des impôts que nos prenions pour des arnaqueurs.»  A commenté une participante qui dans la vie tient un restaurant.

La deuxième phase de l’activité a été consacrée par le formateur à la présentation du module sur le budget participatif. Ce module a porté sur la définition du budget participatif, ses principes et sa pertinence dans la vie des communautés. Ainsi, il a été expliqué aux participants que les communautés ont des droits et des devoirs.

Pour ce qui est des droits, M. Guissé cité les droits à l’équipement, la participation, l’information ainsi que le droit de demander des comptes à ceux les dirigent ou prennent en charge leurs préoccupations.

Relativement aux devoir, il a rappelé qu’il appartient à tout citoyen de respecter le bien public et la propriété d’autrui. Le respect des lois et de l’ordre ont également cité. Par la suite M. Guissé a montré que tous ces éléments permettent de déterminer les rôles et responsabilités dans le but d’amener chacun à participer à l’effort collectif pour l’intérêt général.

Il faut rappeler que SOS-Urgence a organisé cet atelier en partenariat avec National Endowment For Democracy est une ONG mauritanienne qui s’active dans le domaine du développement. L’ONG SOS-URGENCE a reçu le 12 décembre 2017 le prix des droits de l’homme de la République Française« Liberté-Egalité-Fraternité ».  Ce prix récompensait les efforts de cette organisation qui avait présenté  un projet sur le thème Promotion et Protection des Droits Sexuels et Reproductifs. Ce qui lui permit de faire partie des 5 heureuses organisations gagnantes parmi plus de 160 ayant postulé  pour le prix doté par le Premier ministre français qui est décerné chaque année depuis 1988 par la Commission Nationale Consultative des droits de l’homme (CNDH).

Le National ENdowment for Democracy octroie, chaque année,  plus de 1 600 subventions pour soutenir les projets de groupes non gouvernementaux à l’étranger qui travaillent pour des objectifs démocratiques dans plus de 90 pays.

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