OSC des 15 Localités de Boghé
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Coopérative Thienel Poguel Kode
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Coopérative Douboungué
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Coopérative Sarandogou Djibery
Coopérative Toulde
Coopérative Arihara
Coopérative Thide
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Partenaires

ATELIER DE FORMATION DES ELUS LOCAUX ET CHEFS RELIGIEUX SUR LE BUDGET PARTICIPATIF

Comparée à certains pays voisin comme le Sénégal, la Mauritanie a une jeune démocratie et, donc, n’a pas encore assez d’expérience en matière de décentralisation. Toutefois, il n’est pas exagéré de dire qu’ils y a eu depuis un certains temps, quelques évolution avec la création des communes dans les années 90 et des conseils régionaux en 2018. Ce qui contribuera certainement au renforcement du pouvoir des gouvernements locaux et à la participation des citoyens dans la gestion des affaires locales. Bien appliquée et bien gérée, cette décentralisation pourra certainement : réduire, progressivement, le pouvoir de l’administration locale et de renforcer par la même occasion celui des conseils municipaux. Toutefois, malgré les quelques avancées constatées çà et là, la participation des populations dans le processus de prise de décisions reste quasi inexistante.
Plusieurs facteurs peuvent être évoqués pour expliquer cet état de fait. Parmi ces
facteurs, il y a : un manque de formation et d’information des citoyens pour leur permettre de bien connaître leurs devoirs et droits ; l’absence de mécanismes et d’outils adaptés permettant aux citoyens de suivre et contrôler le travail des élus et à ces derniers de rendre compte de leurs décisions. Par ailleurs, la représentation de certains groupes sociaux comme les femmes et les jeunes au sein des organes de gestion des collectivités locales reste particulièrement faible et cette situation s’est souvent traduite par une prise en compte inadéquate de leurs besoins et aspirations. Pour faire face à cette situation, on assiste au développement de mécanismes et d’outils de contrôle citoyen de l’action publique (CCAP). Celui-ci renvoie au processus qui vise à renforcer la performance des collectivités locales à travers
un engagement civique et une participation active des citoyens afin d’instaurer une culture de la transparence et de l’inclusion et d’amener les élus et les organes de gestion des collectivités locales à rendre compte de leurs décisions. Il existe plusieurs outils et plusieurs mécanismes dont le Budget Participatif, objet de l’atelier.

Cet atelier a comme objectifs :
· initier les participants au budget participatif ainsi qu’à la manière de l’élaborer, de le suivre et de l’évaluer
· aider les élus à comprendre ce que signifie l’obligation de rendre compte
· les inciter à s’ouvrir pour une participation citoyenne des populations

L’ouverture a été présidée par l’Adjoint au Maire de la Commune de Boghé qui, dans son discours, a loué cette initiative et assuré que le maire et son conseil qu’il représente en sont preneurs. En prenant la parole, à son tour, le représentant de l’ONG SOS-URGENCE a souhaité la bienvenue aux autorités communales et à tous les participants. Par la suite, il a rappelé les objectifs de l’ONG ainsi que ceux du projet intitulé « Projet de Promotion d’une Gouvernance Participative et d‘un processus Budgétaire Inclusif ». L’approche méthodologique suivie a été participative, comme le veut toute formation destinée aux adultes. Elle a été faite d’une collaboration entre le formateur et les participants. Cette démarche a consisté à :
· Evaluer les pré-requis à travers un exercice de mise en train
· Présenter les inputs en respectant la démarche andragogique qui veut qu’on
parte de l’observation pour aboutir à l’appropriation en passant par l’analyse et la synthèse
· Evaluer les connaissances acquises à travers un exercice simple d’application